Les chutes magiques d’Ekom Nkam

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Deux chutes. La chute mâle à droite et la femelle à gauche selon la légende des riverains. 80 mètres de hauteur et 20 mètres de profondeur. une autre chute tout à côté dénommée la chute des rochers. Trois clichés. Des merveilles de la nature. Comme les chutes, trois vues permettent de mieux contempler et apprécier. Là vue du sommet qui permet de voir naissance des chutes, la vue de face là on voit le fleuve se separer en deux et le pied des chutes pour voir la grandeur et prendre un bain de brume. Situé à Melong II dans le département du Moungo. Le fleuve Nkam qui chute au village Ekom pour donner #EkomNkam sort de la localité de Yabassi avant de se jeter dans le Wouri. Le film « la légende de Tarzan » a été tourné sur ce site en 1982. Selon Serge Enanba, un guide sur le site, c’est depuis le tournage de ce film que le site est devenu touristique. J’y étais. C’était juste magnifique! Vous êtes à Douala et vous voulez vous régénérer à #EkomNkam? Suivez-moi…20151024_091846

Le jour se lève peu à peu sur la ville Douala ce samedi 24 octobre 2015. Le temps est doux. Le ciel dégagé. Un climat qui encourage et incite à aller à la découverte de l’inconnu. Mon inconnu ce jour se trouve à Melong II. Debout à 6h, quelques minutes plus tard je suis en jeans, t-shirt et baskets. Prête pour l’aventure. 7h, en route pour le point de départ. Immeuble socar. La plupart de mes compagnons de route sont déjà là. Il y a toujours ceux qui ont une autre conception de la ponctualité. Toujours donner 1 h d’avance à ceux-là si on veut qu’ils soient là à temps. 8h30 décollage du bus direction pénétrante est de Douala. La chance est avec nous. Le pont sur le Wouri est libre. La circulation fluide.

De Douala à Melong II, il faut traverser 17 localités. Sortie de Douala, nous voilà à Bomono puis Dibombari. Ces deux localités sont des points de vente des miondos (un complément fait à base de tubercule de manioc et emballé dans les feuilles qui accompagne le très célèbre plat de Ndolè). Vient donc Souza. A 33 km de Banga, on est stoppé par des éléments du peloton routier. Le chauffeur sort avec un billet de 5000 et revient avec 4500Fcfa. Dossier complet ou pas, il faut passer à la caisse. C’est seulement 500 Fcfa. Quelques minutes de trajet, le village kompina et ses noix de palme nous parfument l’odorat. Après Kompina, il y a Kombe puis Muyuka. 9h30 et déjà les vendeurs du poste de péage de Muyuka-Mbanga, tous vêtus avec des maillots verts, rouges et jaunes de l’équipe nationale du Cameroun proposent du maïs bouillie. La ville est le fief de la vente des « menyanga », huile de palmiste en français. Cap sur la ville de Mbanga. Notre arrivée coïncide avec le départ du train de Mbanga pour Kumba. Nous traversons les bananeraies et les plantations de plantains de Njombe et Penja, ainsi que les ananas, les papayes solos et les pastèques de Loum. Lohe, Manjo, Manengole avec la belle vue du Mont Manengouba, Eboné Nkongsamba, bare-bakem et nous voilà à Melong II.

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Le bus quitte la nationale n°5 et emprunte un sentier non bitumé. 9 km de route parsemé d’un paysage pittoresque. Entre les secousses du véhicule sur la route caillouteuse, les ravins de part et d’autres de la route, les champs de maïs, les palmerais et les herbes qui couvrent la route par endroit, il y a de quoi être partagé entre un sentiment peur et de bien-être. Après 30minutes de route, on aperçoit une barrière en bambou qui montre que les chutes ne sont plus loin. Après la barrière, la voiture gare. A notre descente du bus, nous sommes accueillis par une fine pluie. Juste le temps de nous souhaiter la bienvenue et elle a cessé.PicsArt_10-28-09.54.30

L’espace est aménagé. Un petit jardin dans la forêt. Il y a des boukarous faites en bambou. C’est dans le Boukarou N°1 que se paie les tarifs de la visite soit 2000 FCfa par personne que vous soyez nationaux ou expatriés et 500 FCfa pour les caméras et appareils photos. Puis un guide est mis à votre disposition. La suite de la visite ne se raconte pas elle se vit. Elle est très éprouvante et en même temps magique.

Une petite balade en image ça vous dit ? Alors suivez-moi. Même si l’appareil photo ne peut transmettre fidèlement ce qui se vit en réalité.

NB: Bien manger avant de se lancer dans l’aventure. La balade peut faire 2h et est très éprouvante. Toujours arriver à la dernière marche du pied des chutes, la sensation là bas est… exceptionnelle, magnifique, magique et régénératrice. 

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Ce voyage nous a été offert par #JovagoVoyage, le premier site de réservation d’hôtel en ligne. Selon son président, Jovago s’inscrit comme un acteur global du développement du tourisme au Cameroun. Dans cette perspective, le souhait de jovago est de faire connaître à l’ensemble de la population camerounaise, les trésors cachés du pays et développer chez elles l’envie du voyage, de la découverte et le goût de l’aventure.

Je suis allée jusqu’au pied des chutes. Là, j’ai vraiment pris mon pied. La brume que renvoie l’eau quand elle s’écrase est magique, une essence régénératrice. Elle vient de partout et se pose sur vous avec douceur et agressivité en même temps. L’absence de réseau des différents opérateurs de téléphonie au Cameroun sur ce site, fait de lui un cadre idéal pour déstresser.IMG_20151028_233553

J’espère qu’à travers ce billet, j’ai éveillé en vous cette envie de l’aventure. En tout cas moi j’ai aimé. Prochaine destination….. j’arrive !

Armelle Nina Sitchoma

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Les métiers du web en apprentissage sur training4plus

FB_IMG_1445285343673Le monde bouge. Le monde est connecté. Les uns et les autres peuvent désormais apprendre, échanger et interagir sans se déplacer. Tout ceci grâce à internet, cet outil qui est venu bousculer les habitudes. Ce monde où tout est connecté, arrive avec une éclosion de nouveaux métiers.

Aujourd’hui, on parle de community manager, social média coordinator ou encore le digital marketing. Des secteurs biens rémunérés mais qui sont peu connus faute de modules d’enseignements. Nombreux sont les occupés professionnels, les chefs d’entreprises et les chercheurs d’emploi qui ne savent pas encore comment s’y prendre, faute de profil et de cursus académique qui cadrent avec les exigences de l’heure. Pour répondre à cette préoccupation, j’ai parcouru internet ces jours-ci et j’ai découvert ce site, #Training4plus.net. Une plateforme disponible depuis le 1er octobre 2015, qui vise à autonomiser l’Afrique à travers le E-learning ou l’apprentissage en ligne.6371443085271.original

Les cours sont disponibles sur ordinateurs, tablettes et smartphones. J’ai rentré training4plus.net dans la barre de tâche de mon moteur de recherche, une page s’est ouverte à moi. Propre, aéré, attrayante et facile à la navigation. Le bleu ciel sur le fond blanc incite à la lecture. Une présentation idéale et adéquate pour apprendre. Ce site offre des formations exceptionnelles pour un potentiel de compétence inestimable. 48 modules d’enseignements. Eeeeh oui 48 cours dans divers domaines et à des prix inimaginables sont disponibles sur le site.

Une formation en marketing numérique coûte 12.milles Fcfa par exemple. Pareil pour en savoir plus sur comment bâtir une entreprise en ligne. La planification stratégique, la gestion du stress et conquérir votre peur de parler en public sont autant d’enseignements que l’on retrouve sur training4plus. Avec un accent sur le digital. Les modules comme construire une marque sur les médias sociaux ou écrire pour le web ne sont pas en reste.FB_IMG_1445285371646

Le prix de la formation varie entre 20 dollars environ 12.000Fcfa et 35 dollars équivalent à 20.300Fcfa, le module. S’enregistrer sur la plateforme est gratuite. Le premier chapitre des cours de moins de 10 chapitres et les deux premiers chapitres pour les cours de plus de 10 chapitres sont gratuits. De quoi avoir une idée du contenu avant de passer à l’acte d’achat.

La plateforme est déployée pour les africains. 100% des enseignements sont en anglais. La version française sera disponible très bientôt apprend-t-on. Se former dans une discipline c’est bien, apprendre un métier c’est encore mieux. Rendez-vous donc sur le site training4plus.net, votre partenaire sûr pour apprendre. La fin de la formation est attesté par un certificat et le profil LinkedIn de chaque apprenant professionnel ayant bien suivi les cours est actualisé automatiquement.

Toi qui est à la fin de ta lecture, clic sur ce lien http://www.training4plus.net/courses/building-an-online-business , et à la fin de ta formation tu seras peut être un CEO.FB_IMG_1445285364648 Lire la suite

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Spectaculaire Stanislas Ambela Ze

Surnommé « A Mot », ce gardien de la paix, chargé de régler la circulation à Douala, montre un visage avenant de la police nationale.

Il est 14 heures 30 minutes au carrefour Ndokoti. Le site grouille de monde. Voitures, motos et bus se disputent la traversée de cet axe. Cinq policiers dont trois femmes et deux hommes, la mine fatiguée, se débrouillent pour décanter la circulation. Ils n’y parviennent pas. Ça va dans tous les sens. Le piéton doit être prudent pour ne pas se faire écraser par une moto ou un camion. Cinq minutes plus tard, priip ! priiiiiiip ! Quelques coups de sifflet retentissent. « A Mot » est là. Conducteurs de motos, chauffeurs de taxis et même piétons chuchotent. « Gars, attention, A Mot est là. A Mot est là ». Un ouf de soulagement se lit sur le visage de certains usagers tandis que les désordonnés sont un peu contrariés. A présent, attention à celui qui s’amuse à tenter une traversée sans son autorisation.6272425695_45cbec1986_o Lire la suite

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Boko Haram sévit à l’Extrême Nord, au Littoral on dort

Trois réunions ont été organisées entre le gouverneur et les responsables des agences de voyages, les exploitants des débits de boisson et les autorités religieuses pour l’adoption de ces mesures de prévention des actes terroristes dans la ville de Douala. Seulement sur le terrain la réalité est tout autre.

Il y a quelques jours je me suis rendue dans la région de l’Ouest du Cameroun. C’était le vendredi 7 août 2015. Je suis sortie de chez moi pour l’agence de voyage « Général Voyages » située au quartier Bépanda à 10h, dans l’espoir de prendre le bus de 12 heures. Une fois à l’agence, le décor que j’ai vu n’était pas normal. Il faut se faufiler entre la foule innombrable qui occupe la salle d’attente et les points d’embarquements. Des conducteurs de taxi et moto taxi entrent dans le quai pour proposer leurs services. Des vendeurs de bonbons, biscuits et autres friandises déambulent pour trouver de potentiels clients. Les hommes arborant des chasubles estampillées du nom de l’agence de voyages se chargent de mettre les bagages des passagers dans la soute des bus. Devant les deux caisses, une longue file interminable. Après avoir passé 10 minutes dans les rangs, j’arrive enfin devant la caisse. Le client devant moi achète un ticket pour son frère qui ne dispose pas de Carte nationale d’identité (CNI). La caissière lui demande de communiquer au moins le numéro de la CNI pour l’enregistrement.

Une fois dans le bus, des jeunes vendeurs proposent leurs marchandises. Une passagère outrée s’exclame « on a interdit la vente dans le bus nooor » et le vendeur de répondre « quand tu me vois là je ressemble à un Boko Haram ? » Avant le décollage du bus de l’agence, hormis les 70 places assises du gros porteur, des passagers étaient assis sur les marches d’escalier du bus. Le long du voyage, des patrouilles ont certes stoppé le bus pas pour le contrôle des passagers, mais pour récupérer des billets de 500 F. Cfa aux chauffeurs. Quid des mesures prises par le gouverneur de la région du Littoral à savoir « le retrait du permis et la mise en fourrière des véhicules en surcharge, de débarrasser les agences de voyages des activités inutiles et se limiter uniquement à l’embarquement et au débarquement des passagers, de l’interdiction des ramassages sur les routes nationales, de installation des vidéosurveillances et détecteurs de métaux dans les agences de voyages pour la fouille des bagages et les passagers ? Bref autant de mesures sécuritaires et salutaires qui avaient été prises pour la sécurité des voyageurs.

Je vous raconte mon voyage parce que je m’interroge sur les mesures de sécurité anti Boko Haram qui ont été prises et adoptées le 27 juillet 2015 par le gouverneur de la région du Littoral. J’ai l’impression que personne, ni le gouverneur, ni les forces de maintien de l’ordre, ni même les populations ne se soucient  de la mise en application de ces mesures. Pourtant trois réunions se sont tenues, oui trois, parce que les responsables des agences de voyages ont d’abord été convoqués pour adopter unanimement les dispositions de sécurité en ce qui concerne le secteur des Transports. Puis une rencontre a eu lieu avec les exploitants de débits de boissons, cabarets, snacks et hôtels. Où des dispositions telles : l’installation des détecteurs de métaux, des portiques de Sécurité et des systèmes de vidéosurveillance devraient être effectifs dans les boîtes de nuit, hôtels et snacks. Que ces derniers renforcent l’effectif des vigiles et gardiens en fonction de la menace et débarrassent les hôtels, débits de boisson, snacks et restaurants des personnes oisives. Les heures d’ouverture et de fermeture des débits de boisson notamment 6h-21h pour les ventes à emporter et 6h-24h pour les ventes à consommer sur place. Tout contrevenant s’expose au retrait de sa Licence et la fermeture de son institution. On est même allé jusqu’à conditionner la tenue des réunions et conférences dans les hôtels sur autorisation du sous-préfet compétant. Du 27 juillet à nos jours rien n’est fait. Aucune mesure n’est respectée. Cela ne semble pas poser de problème.

Dans les supermarchés et les banques que j’ai côtoyés ces jours-ci dans la ville de Douala, les vigiles et agents de sécurité sont plutôt là pour aider les clients à bien garer leurs véhicules qu’à contrôler qui entre et avec quoi. Pour voir la gravité du laxisme des autorités, il faut se rendre dans les services du gouverneur lui-même. Là, le nombre de policiers posté à la guérite a augmenté. Mais, les usagers vont et viennent sans être inquiétés, ni fouillés. Seuls quelques rares personnes sont piochées au vif et sont passées à la fouille. Le plus souvent quand le gouverneur donne une conférence ou une réunion. Sinon, les jours ordinaires personne n’est contrôlée. Seule la rencontre avec les autorités religieuses semble porter des fruits. Des sacs-à-main sont désormais interdits dans les paroisses. Les fidèles eux-mêmes veillent au grain même au gré de quelques désagréments.

Ces mesures qui sont considérées aujourd’hui comme spéciales sont en fait des dispositions que tout pays normal et soucieux du bien-être de ses populations devrait adopter. Que nos autorités cessent de prendre des décisions pour les prendre et veillent à l’application des dispositions prises pour le bien de la population.

Armelle Nina Sitchoma

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Le « Regard citoyen » de Monique, Rita et Mathias

Le collectif dénommé « 3M » offre une exposition photographique le 24 avril 2015 au Carré des artistes à Bonapriso à Douala au Cameroun.expo 2

L’évocation de ces trois noms vous dira certainement beaucoup de choses. Il s’agit de Monique NGO MAYAG du quotidien Mutations, Rita DIBA de Cameroon Tribune et Mathias MOUENDE du quotidien Le Jour. Trois figures. Trois talentueux jeunes journalistes de la presse écrite au Cameroun. Ils sont souvent derrière la scène pour aider les acteurs à se faire connaitre par les Camerounais et au-delà des frontières. Aujourd’hui, ils ont décidé d’être eux aussi sur scène. En fait, de faire voir leur métier autrement. Venons-en au fait… Regroupés au sein du collectif dénommé « 3M », ils présentent en partenariat avec le Club Médiations, une exposition photographique à la galerie d’art « Carré des artistes » (derrière le supermarché casino) à Bonapriso, Douala au Cameroun, du 24 avril au 4 mai 2015. Le vernissage de cette expo photo baptisée « Regard citoyen » a lieu le vendredi 24 avril.

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« Regard citoyen » c’est notre contribution, notre vision sur la société dans laquelle nous vivons et travaillons depuis que nous sommes sur le terrain comme reporter. C’est en ces mots que Monique NGO MAYAG décrit cette exposition. Cette nouvelle vitrine vise surtout à proposer un nouveau regard sur les journalistes. Montrer que ceux-ci peuvent être créatifs, être de médias différents et avoir la même vision. Pour Rita DIBA, c’est surtout pour montrer que le journaliste ne sait pas qu’écrire des articles mais peut faire passer un message à travers l’image. Celle qui, en plus d’être journaliste est passionnée de photographie, vous présentera des clichés artistiques et de découvertes. Pour Mathias MOUENDE, cette « aventure osée » entreprise par le collectif 3M est un questionnement sur la profession et sur la société. Il explique qu’au-delà du côté esthétique, chacune des photographies à un message à véhiculée. « Regard citoyen » participe donc, d’après lui, à sensibiliser et à provoquer un changement positif des comportements.

Les tableaux, 27 au total, soit 9 pour chaque exposant, sont des clichés, des scènes de vie, qui ont marqué les trois reporters lors de leurs descentes sur le terrain pour des reportages, des voyages touristiques et des balades. Les toiles sont des photographies mises en noir et blanc artistique.

Certains parmi vous ont déjà rêvé de ce moment, rencontrer Rita, Monique ou Mathias alors voici l’occasion ultime…Rendez-vous ce vendredi 24 avril 2015 au Carré des artistes à Bonapriso, Douala, à 19h. Le vernissage de cette exposition est ouvert à tout le monde.
Je serai là et toi ?

Armelle Nina SITCHOMA

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Un grave incendie ravage la Communauté urbaine de Douala

Cet immeuble bâti en 1955 et abritant les services de ladite institution, est parti en ruine après le passage d’un violent feu dans la nuit du 6 au 7 avril 2015. Plusieurs employés de la CUD ont perdu leurs diplômes, actes de naissance, de mariage et autres effets personnels dans les flammes. 

« La  Communauté urbaine de Douala a été frappée par un incendie qui met 40% du bâtiment hors usage. » C’est en ces mots que Fritz NTONE NTONE,  Délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala a décrit le grave incendie qui a ravagé le bâtiment abritant les services de l’institution qu’il dirige, lors du point de presse qu’il a donné à cet effet. D’après lui, la centaine de personnels concernés par le sinistre va être redéployés dans les autres sites de la CUD.

12h, CUD, vue principale. les sapeurs-pompiers  evaluent l'ampleur des dégâts.
12h, CUD, vue principale. les sapeurs-pompiers evaluent l’ampleur des dégâts.

Il est 11 heures ce mardi 7 avril 2015, nous sommes devant l’immeuble siège de la Communauté urbaine de Douala au quartier Bonanjo. Quelques curieux et employés sont postés sur la chaussée, devant la sous-préfecture de Douala 1er, barrée pour la circonstance. Une petite fumée s’échappe des fenêtres du premier étage de ce qu’il y’a encore un jour abritait la direction de l’Urbanisme et de la Salubrité Publique. Le milieu de l’immeuble est noir de charbon. Quelques fenêtres, de couleurs bleus ont résisté à la fureur des flammes. Les moteurs des climatiseurs du 2ème étage n’ont pas eu cette chance, tout comme les bureaux qui abritaient les services de la Comptabilité et des Finances, la direction de l’informatique et la direction de la communication. Un cordon de sécurité à été placé à l’entrée de l’immeuble pour interdire et dissuader tous ceux qui tenteraient d’entrer.

Les flammes ont débuté aux environs de 22 heures, les sapeurs-pompiers ont été alertés à 23 heures 6minutes et ont bataillé jusqu’à 5heures pour maîtriser les flammes, apprend-t-on sur les lieux. Il a donc fallu 6 heures d’horloge aux éléments des sapeurs-pompiers pour venir à bout de la fureur du feu.《Nous avons été alerté à 2 3h.  Nous sommes descendus sur le site mais on a constaté avec regret que la pression d’eau était très basse à la CUD. Ne pouvant pas nous ravitailler ici, on était obligé d’aller à l’aéroport se ravitailler puisque là bas la pression est plus forte 》, explique le Colonel MIKAîLA,  commandant du 20 ème groupement des Sapeurs-pompiers. Ses éléments et lui ont été confrontés au problème de communication incessante, les deux cages d’escaliers n’étant plus praticables à leur arrivée.

 

Vue du bâtiment brûlé.  #CUDFIRE

Vue du bâtiment brûlé. #CUDFIRE

Cet incendie a causé d’énormes dégâts mais à la CUD on reste positif. «Le cerveau de la CUD composé des dossiers physiques a été endommagé. Mais il y a des sauvegardes successives qui peuvent nous permettre très rapidement de récupérer un maximum d’information afin d’assurer la continuité du service», indique le délégué. Des études minutieuses vont être entreprises pour évaluer techniquement le niveau des dégâts et le coût des réparations.

Incendie criminel ou accidentel

L’information n’a cessé d’alimenter les conversations depuis lors. Les commentaires sont allés dans tous les sens. D’aucuns se sont posés milles et une question. Etait-ce un incendie criminel ? visait-il à dissimuler des preuves de détournement ? Bah! Une chose est sûre. De source sure, un audit était en cours depuis  plusieurs semaines déjà dans les services de la Communauté urbaine de Douala. On a d’ailleurs appris que certains directeurs ont été entendus pendant plusieurs jours.

Le personnel sinistré

L’incident s’est déroulé. Les Directions et Services brûlés ont été relogés. Le service continue. Toutefois, l’ambiance de travail en interne n’est plus la même. La plupart des employés sont mécontents. Ils ont perdu leurs documents personnels dans cet incendie. Diplômes, actes de naissance, actes de mariage et autres effets personnels calcinés. Des pièces irremplaçables. Cette tragédie est survenue alors qu’une mission de vérification des faux diplômes séjournait à la CUD. Une source concernée par le problème explique : « Nous sommes traumatisés. Nous n’avons plus de vie. Mes collègues et moi ne savons pas à quel saint se vouer à présent. » Pour palier le problème, le Délégué du Gouvernement a mis à leurs dispositions une équipe de psychologues pour les aider à surmonter et traverser cette étape.

Pour tous ceux qui craignaient pour la célébration des mariages et des actes y afférents, soyez rassurés.  La salle des actes n’a subi aucun préjudice tout comme le  bureau du Délégué du gouvernement et la prestigieuse salle de conférence Tobie Kouoh.

Noté également qu’un incendie a ravagé trois boutiques au marché central de Douala le dimanche 5 avril 2015, suite à un court circuit survenu sur un compteur électrique installé dans ledit marché. Le feu à été circonscrit grâce à l’intervention des sapeurs-pompiers.

Deux enquêtes, l’une technique et l’autre judiciaire vont être ouvertes pour déterminer les causes de cet incendie grave à la Communauté Urbaine de Douala.

Stay tuned. ..

Armellle Nina Sitchoma

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L’hôpital Laquintinie se rééquipe et se relooke

Pour y parvenir le ministre de la Santé Publique lors de son séjour à Douala le 10 décembre 2014, a lancé un appel aux partenaires privés qui soutiennent l’hôpital, surtout à Samuel Eto’o qu’il a encouragé à achever rapidement son pavillon afin de permettre à la vielle dame qu’est l’hôpital Laquintinie de se moderniser.

Le ministre de la Santé, le président du conseil de gestion, le directeur général et les partenaires de l'hôpital Laquintinie

Le ministre de la Santé, le président du conseil de gestion, le directeur général et les partenaires de l’hôpital Laquintinie

« Je suis là pour célébrer l’hôpital du peuple qu’est Laquintinie, aussi pour vérifier la finalisation d’un certain nombre de travaux engagés. Je peux donc dire que l’hôpital Laquintinie est maintenant au point avec l’installation d’un nouveau scanner, les personnes ayant besoin d’un scanner pourront venir à Laquintinie l’effectuer dans de très bonne condition. J’ai également apprécié la réouverture du grand bloc opératoire avec de nouveaux équipements, qui va pouvoir prendre en charge les accidentés de la route et surtout régler le problème de fracture dans de très bonne condition et sécurité », a déclaré André MAMA FOUDA, le Minsanté.

le nouveau scanner de l'hôpital laquintinie

le nouveau scanner de l’hôpital laquintinie

Un scanner, 16 barrettes ou scanner pour le corps entier, est désormais disponibles à l’hôpital Laquintinie de Douala. Cet appareil, avec un dispositif d’imagerie transversale est facile à utiliser et utilise la technologie de filtre avancé. Son système de positionnement automatique garantit un bon flux de travail. Installé dans l’un des 40 pavillons que compte l’hôpital Laquintinie, le ministre de la santé publique annonce le fonctionnement de ce scanner pour le lundi 15 décembre 2014. Cette déclaration a été faite le mercredi 10 décembre, lors de la cérémonie de clôture de la semaine de l’hôpital Laquintinie de Douala (qui s’est déroulée du 22 au 28 novembre) et la remise des mérites et récompenses aux personnels sanitaires méritant et ceux allant à la retraite (20 au total). Lors de cette cérémonie qui débutée autours de 12 heures, on a découvert une autre facette de cet hôpital que seule les dirigeants savent. Bref, dont les patients ne bénéficient pas encore des prouesses jusqu’à présent. Ont a eu droit à des discours élogieux, loin de la réalité que vivent les malades au quotidien dans cette institution hospitalière. Fritz NTONE NTONE, le président du conseil de gestion de l’hôpital Laquintinie a annoncé par exemple que le « système de code qui obligeait les patients à payer des sommes d’argent plusieurs fois sans explication était terminé et que le patient était désormais prioritaire. » Oui ne riez pas. Il l’a dit.

Le bloc opératoire rééquipe

Le bloc opératoire rééquipé

            Crée en 1931, l’hôpital est baptisé Laquintinie en 1941 en l’honneur de Jean Auguste Laquintinie, son 1er médecin chef. Bâtit sur 9 hectares, Laquintinie a 40 pavillons pour 800 personnels, 700 lits dont 500 sont fonctionnels. Il reçoit plus de 150.000 patients par an. L’hôpital Laquintinie accueille aussi 2000 étudiants toutes filières confondues en médecine par an pour des stages académiques et de perfectionnement. La banque de sang reçoit 14.000 poches de sangs par mois soit 40 poches par jour, sécurisées et distribuées. Un laboratoire d’analyse médicale y est disponible, ainsi qu’un centre de lunetterie, un centre de prise en charge des personnes drépanocytaires, 6 salles d’opérations, 2 urgences et une maternité avec 3 salles d’accouchement. Tels sont les atouts de cette institution sanitaire déroulés par son directeur général Jean II Dissongo. Comme toute médaille, l’hôpital a ses revers. On note entre autre, l’effectif insuffisant et pas toujours performant, le plateau technique obsolète et le comportement pas toujours irréprochable de certains personnels, a-t-il poursuivi.

Une autre gangrène qui mine cet hôpital, c’est la redistribution des primes et mérites. D’ailleurs sur le site de la cérémonie le mercredi 10 décembre, on a aperçu quelques personnes, tissu noir attaché sur le bras, manifester leur mécontentement avant l’arrivée du ministre. Le ministre est d’ailleurs revenu sur le problème de primes et autres maux qui minent cet hôpital, avant d’instruire le directeur général que le travail soit conséquent à la rémunération et la récompense afin que chacun se sentent motivé. Car l’hôpital de demain est fonction des ressources humaines, il est donc important que ce personnel soit bien traité pour mettre le patient en premier lieu.

Espace VIP, pavillon Samuel KONDO

Espace VIP, pavillon Samuel KONDO

Le partenariat public-privé a été aussi à l’ordre du jour. « Nous suivons le pavillon de notre jeune Samuel Eto’o Fils qui est en train de vouloir offrir à cet hôpital un investissement de point, nous l’encourageons à l’achever rapidement afin que cette vielle dame qu’est l’hôpital Laquintinie se sente bien relookée et qu’elle donne ce visage humain qui est l’hôpital de demain » a exhorté le ministre.

Des beaux discours et promesses. Il ne reste plus qu’à espérer que le patient soit accueilli et traité avec humanisme.

Armelle Nina SITCHOMA

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