Douala: les conducteurs de moto hors la loi

L’opération d’identification annoncée par le délégué du gouvernement n’a pas débuté dans les communes d’arrondissement.

L’opération d’identification des conducteurs de motos encore appelés « benskineur » (dans le jargon camerounais) dans les différentes communes d’arrondissement de la ville de Douala n’a pas débuté. Ce mardi 10 janvier 2012, à la mairie de Douala 2ème, quelques benskineurs venus se faire identifier étaient abandonnés à leur propre sort. Assis sur un banc au hall du service d’accueil, carte grise et carte nationale d’identité en main, ils ne savent que faire. « Je suis là depuis 9 heures et on m’a déjà donné des informations divergentes. Tout d’abord on m’a dit que ceux qui sont habilités à enregistrer ne sont pas là. Par la suite, on m’a dit que le registre n’est pas encore disponible », indique Bertrand, conducteur de moto. Une source à la mairie confirme cette version, tout en indiquant qu’une réunion de coordination entre le maire et ses adjoints allait se tenir pour organiser le travail.

A la mairie de Douala 4ème, les deux chaises réservées aux responsables de l’enregistrement des benskineurs sont vides. Selon des employés de la mairie, le maire cherche encore les agents qui vont effectuer ce travail. A la brigade des transports de la mairie de Douala 1er, située à l’école publique de Deido, des tracts indiquant le délai et les conditions d’identification des conducteurs de mototaxis leur sont remis. Puis rien. D’après la décision du délégué du gouvernement, ce délai est d’un mois. Pour la première phase, le requérant doit fournir la carte grise et la Cni.

Cette opération découle de la réunion tenue le lundi 09 janvier 2012 entre le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, Fritz Ntonè Ntonè, et les différents maires d’arrondissement de la ville. Elle vient en application du décret N°2008/3447/PM/ du 31 décembre 2008 fixant les conditions et modalités d’exploitation des motocycles à titre onéreux au Cameroun. Le décret du 31 décembre 2008 stipule que « toute mototaxi doit, avant sa mise en exploitation : être immatriculée pour le service territorialement compétent du ministre chargé des transports, posséder un numéro d’identification attribué par la commune de ressort du lieu d’exploitation (…). Par ailleurs, chaque moto mise en circulation à titre onéreux doit disposer des équipements et accessoires suivants : un réservoir de carburant peint en jaune, un siège à deux places, y compris celle du conducteur, deux paires de pose-pieds, un trousseau de dépannage, deux rétroviseurs, un dispositif complet d’éclairage et de signalisation, un dispositif freinage fonctionnel, un casque pour le conducteur, un casque pour le passager, un pare-choc avant et arrière ».

Armelle Nina Sitchoma

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